Nos héros
commencent leur aventure à Cabal Magicus où, après
être passés devant le conseil du
Magister Excelsior lors de leur retour de Péridia pour la conclusion
de l'affaire "The Morning After",
ils sont embarqués sur un navire marchant Zandir repartant à
vide vers Zanth, son port d'attache.
Leur voyage étant payé par les autorités Phantasiennes
en "remerciement" de leur aide pour déjouer
le complot Rajan, ils sont confortablement installés à bord.
Après une journée de navigation,
arrive ce qui doit arriver en cette saison sur l'Océan d'Azur
: une terrible tempête survient en pleine nuit...
Premier
compte-rendu des évènements minuté par Tamorgyl le
Thrall :
23:02 Impossible de dormir, tempête fait rage.
23:04 Tamorgyl pris de nausées refait la déco.
23:05 Dhrôle va faire la bringue avec le Cuistot.
23:10 Appel général à l'évacuation d'urgence,
ceci n'est pas un exercice !
23:12 Embarquement dans les chaloupes. Ce trouillard de Dhrôle est
déjà dans la première qui s'éloigne de l'épave.
23:13 Nous aussi on s'éloigne.
23:22 Le navire désemparé sombre, nous on se fait secouer
dans tous les sens : y'en a raz l'cul des bateaux !
23:30 La chaloupe de Dhrôle n'est plus visible.
23:45 Imladris va au bouillon avec deux marins on le récupère
ainsi qu'un marin mais plus de rames.
23:50 - 4:00 On dérive.
4:05 Dernier coup de vent la chaloupe chavire, tout le monde à
la baille.
4:06 Les survivants s'accrochent tant bien que mal.
6:00 Mais qu'est ce qu'on a été foutre dans cette galère.
6:15 Les soleils se lèvent.
6:30 Un canot est en vue.
6:32 Imladris perché en équilibre sur la chaloupe fait signe
au canot qui change de course.
6:40 Le canot est tout proche.
6:41 Le matelot nous lance "avez vous besoin d'aide ?"
6:41 Tamorgyl retorque "Mais non connard on s'tape une baignade pour
le plaisir !"
6:45 Tout le monde est embarqué dans l'canot du fin observateur.
6:46 Pour une nuit à la con c'est une nuit à la con.
7:00 J'suis à poil, j'suis crevé, j'ai les crocs et faut
pas m'emmerder. Ô rage, ô désespoir. La prochaine femelle
qui essaye de m'embringuer dans une histoire j'ui colle une tolchok et
j'reste peinard à tuter ma liqueur. Que des embrouilles qu'elles
apportent ! Vivement Cymril qu'on ait des vacances.
J'avait pas
encore fait naufragé, ben, me vl'à affranchi maintenant.
Et je déteste çà! Toute cette flotte, par Maz, ça
m'sort par les yeux ! Bon on fait l'point. Imladris pleure ses chères
possessions à jamais perdues, H'issa est perdu dans ses pensées,
Yadûl aussi mais le vl'à qui perd sa fourrure si généreusement
offerte par ces farceurs étriqués de Cabal Magicus : au
train où çà va, il va se r'trouver nu comme un ver
! Moi j'suis à l'avant et j'fais la gueule. Le soit disant marin
y sait même pas où il est ! Link qui s'appelle - mis a part
son physique, résultat d'un croisement indéterminé
- et sa tenue y f'rait pas tâche là d'où qu'on vient
! D'ailleurs il semble qu'à part Imladris on est trop rustres pour
lui. Heureusement y vient pas m'asticoter car j'ai les nerfs tendus comme
la corde d'une arbalète...
Le temps passe, il fait de plus en plus chaud, on crève de soif
et de faim. Mais Link il est pas mieux loti que nous aut'es. J'ai cru
comprendre qu'il a été aussi victime de la tempête.
Encore un courageux, il a dû être le premier dans l'bateau
pour être le seul survivant ! Tient ça à l'air de
bouger derrière, auraient-ils pensé à qu'que'chose
pour nous sortir de c'merdier ? Danger à bâbord
! Que j'entend. Danger, j'pige mais bâbord ? Peut même
pas jacter comme il faut çui-là ! Du coup, j'me r'tourne
dans la direction de la voix. Link est en train de flotter dans les airs
relié au canot par une corde. En plus yest magikeur l'loustic
! Pas étonnant qui soit délicat !
Me vl'à fixé, il indique une direction, j'me r'tourne et
puis fini par voir une forme sombre dans l'eau qui s'dirige vers nous
vitesse maxi. Ah ! Un peu d'action ça va nous changer ! J'vais
enfin pouvoir me passer les nerfs ! Mais c'est qu'elle à l'air
maousse la bestiole ! En tout cas j'vais lui expliquer qu'on est pas d'là
bectance et qui faut pas v'nir titiller un Thrall qu'a les nerfs ! Elle
a mal choisi son angle d'attaque : j'suis là pour l'acueillir.
Heureus'ment qul'un des rares trucs que j'ai pas paumé dans
l'naufrage c'est mon épée !
La bête sort la tête de l'eau - par Maz quel râtelier
! Elle plonge sur le canot et croc... Elle se met a becter no't canot
comme une pomme ! En voilà des manières ! Ca fait s'genre
de chose de bouffer le canot ? J'veux pas r'tourner à la baille
moi ! Yen marre de la trempette ! Et VLAN ! J'ui mets un coup qu'à
dû l'esgourdir car j'ai l'temps de lui met' le r'tour... Et voilà,
c'est fini ! Pas d'quoi fouetter un drac ! Cest pas difficile la
pêche... et dire qu'y en a qui font ça avec des filets !
Imladris qui était sorti de sa torpeur avec l'arrivé du
poisson est maintenant frustré d'avoir pas pu expliquer son avis
sur la question au bestiau. Link lui, il est juste redescendu pour la
découpe. On en a profité pour faire le plein de bouffe vu
qu'on était à sec. Les deux autres y sont restés
en arrière, pas vraiment des trouillards mais z'ont plus d'arguments
à présenter dans ce genre de situation, et comme sur un
canot y manque de la place... Surtout si j'suis d'vant !
Link habilement rafistole le trou avec la peau du Krâa comme il
l'appelle. Là-haut il a eu l'temps de s'repérer, m'demande
bien comment !? Ya que dalle partout où on z'yeute et tout s'ressemble
! Mais bon, l'a l'air déterminé sur la direction à
suivre. La monotonie reprend.
La journée s'passe tranquille, y rien à faire et j'suis
pas marin moi. Merde le temps s'gâte, nous r'vlà scoués
comme des pruniers. Pourvu que la réparation tienne, j'ai pas envie
de reprendre un bain : y a marre de c'te foutu flotte ! Link arrive à
montrer qu'il est un marin et, par d'habiles manuvres évite
que le trou soit pas trop exposé. Mais il tombe de fatigue. Imladris
le remplace à la barre et réussi à éviter
qu'on embarque de l'eau à tout va. Le peu de pluie nous fournit
de quoi boire mais pas de quoi nous satisfaire. Après quelques
heures le temps se calme à nouveau.
Nouveau jour, pas de changement : rien en vue mais j'éspère
qu'on en a bientôt fini de ce voyage. J'en ai vraiment ma claque
de l'océan ! Et dire qu'y en a qu'aiment çà. Moi
j'en ai pris pour toute ma vie et dès que j'aurais r'trouvé
la terre, j'suis pas prêt de r'monter sur un bateau ! Le temps passe,
toujours rien... J'vous dit : c'est monotone les voyages sur l'océan,
ya qu'de l'eau et des vagues... Tiens !? C'est quoi cette tache énorme
sur l'avant ? Je gueule - "Alerte y d'la visite !" -
Tout le monde sort de sa rêverie et se lève pour voir quoi.
Link à l'air inquiet et entonne un d'ses chants de magikeur - "J'ai
mis un bouclier de protection à l'avant du bateau" - qui
nous dit après. Imladris me rejoint prêt à en découdre.
Soudain - Bang - C'est comme si l'canot y rencontre un mur, tout l'monde
manque de s'retamer ! Nouveau choc plus violent cette fois, plouf ! Ya
quelqu'un à la baille : c'est H'issa, mais nous à l'avant
on a pas l'temps d'intervenir que deux énormes pinces sont sorties
de l'eau et nous attaquent. Link se précipite au secours de H'issa,
pendant qu'avec Imladris on s'bat. Enfin j'crois bien qu'Imladris l'avait
oublié comment faire car j'lai jamais vu aussi maladroit : chaque
fois qu'il essayait de frapper y manquait de tomber à leau, on
aurait plutôt dit qu'il dansait avec la pince ! A faire pâlir
la plus experte des danseuses Thiasienne ! Moi j'y ai bien mis quelques
coups mais pas facile de s'battre dans ces conditions, et puis mes coups
y z'avaient pas l'air de la déranger de trop ! C'était du
costaud cette fois, on allait l'avoir dur ! Le hic, c'est qu'y avait pas
qu'des pinces. La bêbête l'avait aussi une queue énorme,
dans lgenre scorpion et s'privait pas d's'en servir, ni de ses mandibules
une fois qu'elle a sorti la tête. Dailleurs, avec ses mandibules
elle a fait du p'tit bois avec l'avant du bateau qui forcément
s'est mis à couler...
Les deux autres avait fini par remonter à bord H'issa à
l'arrière, ce qui a fait légèrement contre-poids
mais c'coup-çi, on allait de toute façon finir à
l'eau avec c'te créature pour nous becter. Essayant de profiter
du peu d'appui qu'javait encore, je saute vers la créature
espérant lui r'tomber d'sus histoire d'arriver à la zigouiller,
mais j'ai légèrement glissé et j'me suis r'trouvé
dans l'eau juste en face des mandibules ! Imladris m'a rejoint juste après
ayant définitivement perdu son épée qu'il avait jusque
là réussi à garder malgré ses pas de danse.
Les trois compères essayaient de retarder au maximum la baignade.
Pour sûr, maintenant
j'voyais pas comment on allait s'en sortir, j'me disais que ma carrière
allait trouver un point final au milieu de c'te saloperie d'océan
! Mais, quitte à passer l'arme à gauche, autant que se soit
en combattant plutôt que noyé... Alors j'ai essayé
tant bien qu'mal de lutter mais sans illusions sur le résultat.
Imladris se prend les mandibules qui le blesse gravement. La fin est proche...
Du coin l'il
j'aperçoit des triangles noirs qui fendent l'eau et foncent
sur notre agresseur. Et là, croyez-moi si vous voulez,
mais il a été emporté aussi facilement qu'un
fêtu d'paille avant de disparaître au milieu d'énormes
éclabousures qu'on s'prend dans la tronche - bien entendu.
J'en profite pour rattraper l'Imladris, Link vient filer un coup
d'main, à l'aise dans l'eau le gars, un vrai poisson. Et
nous vl'à tous accrochés à des débris
et autres morceaux de bois que mes camarades ont balançé
à la flotte avant que le canot coule.
Bon, on est
toujours en vie mais pour combien d'temps ? Les ailerons reviennent vers
nous mais restent à distance : on dirait une espèce de tortue.
Link essaye de s'en approcher lorsqu'un voix retenti derrière nous
dans un langage inconnu. En s'retournant on voit trois bestioles du même
genre sur lesquelles sont installés six personnes. Link répond
dans la même langue, j'espère qu'il ne va pas faire dans
l'genre de not'rencontre sinon on a pas fini de patauger. Une injonction
fuse, les six bestiaux se regroupent, et les chevaucheurs reprennent leurs
montures. Avec un accent a couper à la dague, et parlant encore
plus mal que H'issa, le chef - Je suppose puisqu'il a plus de babioles
que les autres - nous dit : Moi content avoir pu sauver vous
! Vous être chanceux ! Nous chasser dans environs. Je être
Osarac du clan des Dragons de Mer. Nous ramener vous chez nous à
Océanus. Vous monter sur Zaratans : pas avoir peur ! Eux méchants
quand nous ordonner !" - On grimpe sur les bestioles, C'ui qu'à
pris Imladris sort un truc et étale une pâte sur sa blessure,
un truc puant et infect qu'à l'air avoir de l'effet vu comment
Imladris grogne et se contracte. Ah, l'homme du désert il aura
des souvenirs de son séjour dans les mers !
C'est pas qu'
çà m'enchante mais on a pas l'choix... J'sens qu'on est
pas prêts de r'trouver nos pénates à Cymril ! Osarac
et sa clique ont l'air plutôt jeunes, la chevelure sombre et le
teint tirant sur le vert, on dirait des Cymriliens sauvages aquatiques.
Ils sont tatoués et portent des bijoux produits de l'océan.
Leur armes aussi d'ailleurs, les métaux z'ont pas l'air de connaître.
Ce sont des spécialistes de la mer, comme nous les Thralls on est
des spécialistes de la guerre !
Notre voyage vers Océanus est long : il nous faut tout l'reste
de la journée pour y arriver. Et là stupeur ! On a la version
aquatique de Cabal Magicus : Océanus est un immense radeau d'une
conception assez anarchique, Il y a des tours équipées de
ballistes, une palissade, et plusieurs dizaines de mâts. Mais où
ont-ils trouver tout c'bois ? Link a expliqué qu'ils avaient peur
de la terre. On a largement le temps d'observer cette construction car
on en fait le tour pour arriver devant un grande porte qui donne sur un
bassin. D'dans ya un troupeau de Zaratans et du monde s'affaire sur les
embarcadères... Au moins, ça à l'air plus vivant
qu'à Cabal Magicus ! A peine on est entrés dans l'bassin
que les portes sont fermées. Des groupes déchargent leur
butin de chasse. On accoste - "Voilà vous arriver Océanus,
moi Osarac chef du clan des Dragons de mer, inviter vous dans mon clan.
Soyez bienvenus, vous suivre nous !"