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Ben puisque tas lair de lvouloir jvais
traconter not dernière, alors ouvre grand tes
esgourdes et veille au ravitaillement car parler ça donne
soif et puis après cquon a vu, par mes ancêtres,
on la plus qumérité. Liqueur de feu pour
tout lmonde ! me répondit le Thrall Tamorgyl.
Puis, après une lampée de cette forte liqueur il reprit.
Jme croyais allongé sur ma paillasse de lauberge,
reprenant doucement mes esprits après une soirée bien
arrosée, essayant de me rappler les évènements
de la dite soirée. Mais rien, pas moyen de me souvenir de
quoi que ce soit dautant plus quil y avait toujours
ce bruit de plus en plus insistant qui lui, me disait quelque chose
mais quoi ? Et puis toc ça me rappelle les marais de quand
jétais ptit, jy suis cest le coassement
des grenouilles, quest ce quelle foutent à Cymril
? Ya pas dgrenouille à Cymril ! Et là,
jme réveille complètement. Je regarde autour
de moi jvois mes potes aussi perturbés que moi, puis
je vois les chaînes autour de mes poignet et la cage. Par
la grande épée de Maz quest ce que je fous dans
une cage en plein marais ?
Tout lmonde est surpris et personne nest
capable dexpliquer la chose comme qui dirait. Mais on nest
pas seuls, il y a des gens qui discutent. Cest des salopards
dImriens et des rats de Jangharas. Et de quoi
ki discutent ben tiens tout simplement de nous : les Jangharas nous
vendent aux Imriens ! Ah les lâches, attend un peu que je
les aie entre mes mains et jvais leur apprendre a faire dlesclavagisme.
Bon y pas, y faut quon sorte de cette embrouille.
Justement ces gros patauds dImriens une fois leur commerce
fait se lancent dans une répugnante beuverie avec leur non
moins répugnante boisson, même pas foutu de scuiter
proprement. Profitez en cest vot dernière, foi
de Tamorgyl. Avec Hissssa (le Kang) on séchine
sur les barreaux, si bien quon finit par les écarter
pour que Dhrôl (le gnomekin) puisse sortir. Une fois dehors,
il commence à rechercher nos affaires et la clef de la cage.
Mais bon cest trop long pour moi et toujours avec Hissssa
on finit par arracher un barreau. Victoire ! On va pouvoir sortir.
Lheure de la vengeance a sonné !
Dhrôl na pas trouvé nos affaires
ni la clef, seulement trois couteaux de cuisine, ni Hissssa
ni moi nen avons besoin étant spécialistes du
combat sans armes, quoique jaurai aimé te mles
découper avec mon épée mais de toutes façons
avec les mains menottés
Dhrôl nous a aussi permis
de savoir combien ils étaient, une douzaine et de choisir
un plan daction. Avec des rats de cette engeance pas de combat
honorable de toute façon. Tout le monde se coule dans le
camp à la recherche dune victime, les cons même
pas de gardes tant pis pour eux. Il faut quon en élimine
le plus possible avant quils ne se réveillent. Et cest
parti en peu de temps trois dentre eux sont envoyés
revoir leurs ancêtres mais le dernier mal négocié
par Yadûl à eu le temps de donner lalerte, Branle-bas
dans tout le camp, heureusement quils sont bourrés,
ce qui nous laisse le temps de réagir. Yadûl se rattrape
en tuant deux de ces vermines dune botte désespérée
mais il se fait quand même durement toucher. Hissssa
ayant terminé son premier se précipite au secours
de Yadûl, pendant que jarrive en aide à Imladris
(le Dracartan) qui tient en respect deux Imriens. Sagement mais
déçu, nétant pas de taille ni équipé,
Dhrôl reste en dehors de la mêlée. En peu de
temps nos maladroits adversaires sont tous hors de combat. Seul
Yadûl à souffert de cette rixe.
Nous trouvons de quoi nous libérer de nos fers,
mais la situation globale nest que sensiblement améliorée.
Où sommes-nous ? Comment survivre dans le marais avec trois
couteaux et sans vivre ? De plus, aucun de nous ne se souvient de
quoique ce soit des 5 ou 6 dernier jours. Seule option suivre les
Jangharas avec qui nous avons de toute façon un compte à
régler. Emplis du désir de vengeance, nous nous engageons
sur la piste.
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La marche
est délicate au milieu des fondrières, heureusement
Dhrôl y voit la nuit comme en plein jour ou presque.
Lhostilité du marais la nuit est palpable, nombreux
sont les prédateurs qui rôdent à cette
période. Soudain lun d'eux manifeste sa présence
dans les roseaux.
Je prends la tête, suivi par Hissssa, le groupe
dépasse lendroit sans que rien ne se passe, caurait
été trop beau, à peine nous sentons nous
hors datteinte, la créature bondit de sa cachette
et nous menace. Cest un Raknid ! Nous reprenons notre
chemin, mais cette sale bête dun bon prodigieux
se retrouve devant nous. Plus moyen de passer !
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Sans armes dignes de ce nom, laffaire va être
difficile, dautant plus que sa queue contient un dard menaçant
et que sa carapace à lair solide. Imladris malgré
tout se lance à lassaut et dun magnifique coup
sectionne lune des antennes de la bête qui semble très
perturbée par cette action. Hissssa voyant que ça
à lair de faire quelque chose tente le même coup
mais rate. Quant à moi je me lance pour entraver la queue
et empêcher que le monstre ne sen serve jarrive
à men saisir et à le tenir ferme. Sûrement
surpris par nos attaques, la réaction du raknid nest
pas efficace. Alors quImladris réitère son premier
coup en sectionnant lautre antenne, je mefforce denfoncer
le dard dans la carcasse qui y pénètre un peu. Le
résultat ne se fait pas attendre poussant un grand cri le
raknid se débat en menvoyant valdinguer mais sa jambe
est paralysée, au bout de quelques mètres, il seffondre.
Il est vite achevé et nous poursuivons notre route dans les
marais.
Au petit jour, affamés et fourbus, nous débouchons
sur une zone dégagée au milieu de laquelle se trouve
un village entouré de palissades et dun fossé
nauséabond. Tout semble calme, la sentinelle est endormie.
Sans prendre de précautions particulières, mais en
faisant gaffe de ne pas rameuter le village trop tôt nous
avançons sur le chemin. Manque de bol, à peine arrivé
devant la porte, cet idiot de gardien à décider de
reprendre sa tâche et se met à pousser des hurlements
à réveiller un mort en nous voyant, puis il quitte
son poste comme sil avait le feu au cul. A peine a-t-il disparu,
que nous entendons le bruit sourd dune chute.
Cinq pour mener une guerre de siège cest
peu, alors pour conserver un semblant davantage je propulse
Dhrôl en haut de la palissade pour quil puisse nous
ouvrir la porte. Puis, sentant que les choses risquent dévoluer
rapidement tout le monde le rejoint dans le poste de guet. A peine
y étions-nous que de tous les côtés samènent
les Jangharas mais curieusement, ils ont lair de faire dans
leurs frocs en nous voyant. Lorsque nous descendons du poste et
avançons vers eux, ces fiottes reculent et, avant que nous
ayons dit quoi que ce soit, nos affaires apparraissent. Tout y est
! Pendant que nous nous équipons, un vieillard apeuré
nous baragouine de reprendre nos affaires et de nous en aller, parlant
aussi dun bateau volant Vous partir, pas not
faute, bateau volant. Cela éveille notre intérêt
et nous pousse à engager la conversation. Bref en baragouinant
avec eux, il semblerait quun bateau volant se soit planté
dans le marais et que nous étions dedans. Le problème,
cest quon sen souvient pas. Quand on leur demande
de nous y conduire, cest tout juste sils se taillent
pas tous dans leurs cases. Malgré tout, jarrive à
leur faire croire quun talisman protègera le guide
contre le mauvais sort, on lui refile une breloque, et comme on
a besoin de se refaire une santé, on en profite pour demander
de quoi nous remplir la panse et rafraîchir le gosier. Tiens,
à ce propos, jcommence à avoir la langue qui
colle au palais !
Donc, après nous être restauré
et avoir regarni nos stocks de bectance, notre guide toujours aussi
trouillard nous emmène vers ce soi-disant bateau volant.
Eh bien, après quelques heures à crapahuter dans le
marais nous nous retrouvons devant lépave.
Bon, on a trouvé le pourquoi de notre présence
dans le marais mais cest tout. Il faut que jvous dise
que, quelque temps auparavant on avait rencontré une greluche
Phantasienne plutôt en fin dcarrière et son homme,
lui du genre jeune premier : cétait Starella et Phrixie
qui sappelaient, Starella étant complètement
entiché de son mignon. Y nous avaient contacté pour
les aider dans une entreprise pas trop risquée mais bien
payée. Phrixie sétait emmêlé dans
une sale histoire et avait besoin dargent au plus vite. Pour
cela, il se proposait daller emprunter un bateau volant dans
un endroit moins risqué que Cymril
Cabal Magicus
la cité des nuages. Le problème cest quentre
ce moment-là et notre réveil dans une cage au milieu
du marais, rien ! Et pourtant on était dans ce foutu navire
! En observant son orientation il est clair quil allait vers
Cymril, mais avions-nous déjà fait lemprunt
? et où étaient les deux tourtereaux ?
Donc, pour reprendre le récit, on est comme
des rond dflan dans le marais à nous poser ces questions.
Espérant découvrir des indices, nous nous approchons
de lépave. Yadûl, ayant malgré tout un
peu récupéré va lexplorer. Pendant que
nous le surveillons, notre guide en profite pour se carapater discrètement
le bougre. Bah, on trouvera bien un moyen pour quitter ce foutu
marais. Lexploration de Yadûl est assez fructueuse :
il manque un canot volant, donc nos tourtereaux auraient filé
en douce en nous laissant tomber comme de vieilles sandales. Mais,
il a aussi trouvé le plan dun appareil qui, daprès
Imladris aurait pu servir à extraire notre mémoire
pour la mettre dans des fioles. Par mes ancêtres, jvous
jure qui sont tordus ces magos : quest ce quon peut
foutre avec de la mémoire en bouteille ? Cela serait lexplication
aux rougeurs sur nos tempes.
Perdus dans le marais comme nous sommes et désormais
sans guide le seul moyen à notre disposition est de récupérer
le second canot avant que lépave disparaissent à
jamais. Une fois celui-ci en sûreté, nous nous concertons
sur la direction à prendre. Moi, jétais davis
de retourner à Cymril et doublier cette histoire au
plus vite. Et puis, si on tombait par hasard sur le couple on aurait
toujours le moyen de régler nos comptes. Après tout,
quelques jours de mémoire perdus y pas dquoi sen
faire. Cétait lavis aussi de tout le monde. Mais,
lors des préparatifs Yadûl retrouve un anneau quil
avait trouvé dans lépave. En le voyant, Imladris
devient tout blanc puis tout rouge, il a des fois des réactions
bizarres ce garçon, mais je ne lavais jamais vu comme
ça. Il prend lanneau, lobserve à sen
faire sortir les yeux, puis le lance au sol tout en jurant et en
lancant des malédictions. Après sêtre
calmé un peu, il nous explique que cet anneau est un anneau
Rajan, et que les Rajans sont tous des salopards quil faut
zigouiller pour que leur race maudite séteigne à
jamais. Toujours a exagérer ces mecs du désert ça
doit être le soleil qui tape trop fort sur la calebasse !
Du coup notre discussion reprend car sil y a
un Rajan dans laffaire Imladris veut être sûr
quil sera bien converti, entendez par là bien mort,
il me la expliqué une fois mais jai oublié.
De cette discussion, il en ressort que peut-être lemprunt
du bateau avait déjà été fait et que
nous étions sur la route de Cymril, et quun accident
à fait tomber le navire dans le marais. De là, il
se pourrait que les deux tourtereaux sen soient retournés
à Cabal Magicus pour en subtiliser un autre. Alors, décision
fut prise daller voir à Cabal Magicus de quoi il en
était. Imladris ne voulait pas en démordre, Dhrôl
toujours prêt pour laventure était daccord,
Yadûl, Hissssa et moi on a suivi
Après
tout, convertir des Rajans peut être plaisant !
Finalement, le plus difficile restait le voyage car
aucun de nous et surtout pas moi ne savait faire fonctionner un
bateau volant. Après quelques essais, Imladris se sentit
assez sûr dans le pilotage de cette machine pour tenter laventure.
Et nous vlà partis dans les cieux en direction de Cabal
Magicus.
Durant le voyage, on a été pris dans
un orage, on sest retrouvé scoués comme
des pruniers, cest très très désagréable.
Et puis, une nuit dans une coque de noix, y dquoi vous faire
mourir dennui. Grâce aux conseils dImladris, Yadûl
a pu aussi piloter la machine quoi quavec un peu moins daisance.
Tiens à propos daisance, il est temps de refaire le
plein
Au petit matin, la cité de Cabal Magicus nous
apparaît enfin, cest une vision impressionnante que
de voir une ville dans le ciel. Mais personnellement je trouve que
cela nest pas pratique du tout. De plus ce système
de défense si ingénieux en apparence peut facilement
être contourné, jaimerais voir la gueule des
habitants si un jour on couperait les chaînes qui la retienne
au sol. Bon, en se rapprochant, on saperçoit vite que
la cité nest plus ce quelle a été.
Des habitations sont désertes, il y a même des épaves
de canots volants sur les plateformes. La vie y est moins intense
quà Cymril. Bref, un lieu qui respire lennui
Y sont pas très actifs ces gars-là à cqui
semble que jme suis dit. On va vite leur mettre la main dsus
à nos deux loustics sils sont là !

Après une bonne lampée de la liqueur chère
à sa race, notre volubile Thrall (dont j'appris plus tard
à mon étonnement, qu'il n'était pas dans ses
habitudes de l'être) repris :
Bon nous étions donc à flotter dans dans
notre barque à nous d'mander comment entrer dans l'machin,
Dhrôl toujours aussi curieux nous suggère : Et
si on f'sait l'tour histoire d'avoir une vue globale ? Si
tôt dit, si tôt fait, nous v'là à faire
la toupie autour de la ville. Nous n'avions pas fait la moitié
que le son d'un cor se fait entendre. On jette un il de tous
les côtés un peu alarmés car on sait pas si
on est recherchés ou non, et là un doute nous prend...
des gardes dans un bateau un peu plus grand que l'notre nous interpellent,
c'est pas qui sont nombreux mais faudrait pas faire du grabuge avant
d'avoir accosté. V'là qu'un d'entre eux s'met à
jacter : Holà messires ! Veuillez mettre en panne le
temps de vous acquitter des formalités de péage, nous
vous prions d'accepter nos excuses pour ce contraignant mais nécessaire
contre temps. Jamais vu un garde parler comme çà,
moi quand on m'dit d'contrôler j'contrôle et c'ui qu'est
pas content y peut crier à dev'nir tout rouge c'est pas çà
qui va m'empêcher d'faire mon devoir et gare à celui
qui s'mettrait sur ma route ! Bon, Imladris qui à la même
jactance - il a pas l'air comme çà mais il un peu
snob - tiens qu'est j'disais, regardez le s'rapoter l'museau avec
son mouchoir, donc Imladris lui repond dans son dialecte que c'est
un vrai plaisir pour nous de collaborer avec de nobles membres de
la garde.
Tu parles de nobles, des trouffions comme moi, et p'tête
même pas foutus d'se battre par d'ssus l'marché vu
comment y sont fagotés, de vrais soldats d'parade. Bref dix
minute à papoter pour nous faire payer la taxe d'entrée,
comme si on était des princes, pas trop débordés
de travail les loustics. Moi y m'aurait pas fallu deux minutes et
avec politesse encore ! Tant qu'il y est ce brave Ilmadris en profite
pour se rancarder sur les commodités que nous offre cette
ville. Bien entendu dans le langage des zozos. Eh bien croyez moi
si vous voulez, y pas plus de deux auberges ! Une pour les gens
d'la haute et une pour les communs à c'qui paraît,
r'marquez qu'jai pas bien vu la différence vu qu'on à
visité les deux et qu'j'ai les ai trouvé trop silencieuses,
on était bien loin de cher double tranchant.
Grâce aux indications on fini par se poser sur
une plateforme et enfin entrer dans cette bien curieuse citée.
Même les terres sauvages de nuit c'est plus actif ! Ouais
c'qui vous frappe là d'dans c'est l'calme, c'est même
tellement calme qu'on a l'impression qu'y plus personne. Et si vous
savez pas parler et lire leur dialecte vous êtes paumés
dans un vrai labyrinthe à moins que comme nous vous ne croisez
un d'ses types de j'sais pu trop où qui baragouine toute
les langues, fallait voir sa tronche au Dhrôl quand l'gars
lui à répondu dans sa langue, y'était pu aussi
malin . Pour la précision les gardes y r'passeront : on a
bien dû marcher dix minutes pour se trouver enfin dans l'auberge.
Tient y a même du monde c'ta croire qu'ils sont tous là
!
Après s'être rempli la panse on discute
plan d'action, et on demande des explications pour se rendre où
habite notre rombière de Starella, avec toujours Imladris
dans le rôle du traducteur. La réponse ? Aussi précise
que celles des gardes: ça doit être dans ce quartier
là-bas. C'est à s'demander si y sortent d'chez eux.
Ayant rien d'autre a faire on décide d'aller voir sur place
si y a moyen d'avoir plus d'informations. Après une interminable
suite de couloirs on arrive sur place. C'est un quartier commerçant,
un peu plus vivant que c'qu'on a pu voir. En observant les lieux
Imladris reste immobile, sont regard reste braqué en direction
d'un mur, on suit sont regard et on voit une affiche avec des silhouettes.
Imladris sort de sa contemplation et nous dit vous voyez cette
affiche, c'est un avis de recherche nous concernant, les autorités
locales aimeraient nous rencontrer. La panique s'installe
dans les rangs - manquent un peu d'sang froid mes potes des fois
- doucement les gars que j'dit faisont comme avant
après tout y nous ont laissés entrés et y z'ont
rien vu. Profil bas et restons sur nos gardes. Mais y faudra rester
le moins longtemps possible.
Imladris part à la recherche de renseignements,
pendant que nous nous fondons dans le paysage. Après un bon
moment il revient, il nous explique qu'il a eu les indications pour
nous rendre chez notre rombière, mais que l'type ne voulais
pas lui lâcher la grappe avant d'lui avoir r'fourguer une
de ses babioles. En tout cas l'vieux il a été un peu
plus précis et on a trouvé fastoche. En arrivant dans
la tour un type nous descend d'ssus comme si s'était une
façon naturelle de se déplacer; il arrive au niveau
du sol et s'en va. Tu parles un truc pareil ne pouvait manquer d'attirer
Dhrôl qui se précipite dessus et s'envole. Et vas'y
que j'te gueule R'gardez les gars c'est super je monte, houhou
! J'arriverais là haut avant vous ! Au fait c'est quel étage
? Le temps qui dise tout çà et d'autres conneries
il avait déjà dépassé le niveau, mais
on lui a quand même gueulé d'aller au deuxième
avant de monter par de plus simple et plus naturels escalier.
Et Dhrôl qui r'commence Eh les gars j'suis
tout en haut, mais j'sais pas r'descendre, youpie j'ai trouvé
c'est super fastoche même toi Tamorgyl tu pourrais t'en servir
! Il a d'la chance que j'lai pas a portée de mes pognes
c'nabot j'vais t'en foutre du profil bas. Et le v'là qui
passe devant nous avec un grand Coucou j'arrive mais j'sais
pas l'arrêter !et il se retrouve en bas. Soudain une
voix de matronne s'élève Qu'est ce que c'est
qu'ce ramdam ? Les enfants n'ont pas le droit de jouer avec les
ascenseurs, j'vais aller chercher la garde mais avant j'vais vous
tirer les oreilles ! Oui m'dame répond
l'Dhrôl J'recommenc'rait plus promis mes j'doit remonter
s'cuser moi R'vient ici ch'napan ! reprend la
matronne. Et Dhrôl se r'trouve enfin sous nos regards noirs
Vach'ment pratique ces trucs vous devriez essayer. Bon
on peut revenir a notre affaire on trouve la porte de la maison
de Starella, personne ne répond, après plusieurs essais
toujours rien. Bon y pas va falloir utiliser d'autre moyens et discrets
encore. Ma yé vais vous ouvrir cette porté en
un rien dé temps, laisser faire les professiounnels
nous annonce Yadûl. Il prend une petite sacoche et s'agenouille
devant la porte pendant que nous faisons écran. Heureusement
les lieux sont plutôt déserts. Yadûl s'exclame
Ma ce né pas poussible mon crochet !, désoulé
les gars mais yé crois que je ne pouis ouvrir cette porté.
Elle bénéficie d'oune proutection magiqué aye
! aye !. C'est pas une porte qui va m'arrêter. Je glisse
le fer de ma hache contre le chambranle et en faisant levier je
force la porte. Une lumière bleue scintille de plus en plus
fort de la serrure, mais la porte cède enfin, la lumière
disparaît. On entre.
On r'ferme la porte et on commence a fouiller partout.
Evidemment il n'y a personne et même depuis un bon bout d'temps.
Il manque des vêtements et autres affaires personnelles. Dhrôl
- encore lui - n'ayant rien de mieux à faire et n'ayant rien
trouvé d'intérressant dans la cuisine se prélasse
allongé sur des cousins en nous regardant faire. Une voix
s'élève dans les airs, nous nous retournons interloqués.
C'est Dhrôl qui a mis en marche une statuette qui gesticule
et déclame tout un tas de sottises, de quoi faire se pâmer
les femelles sensibles du coin. Un cadeau du Frixie à sa
douce, risque pas de faire impression à l'une de ma race.
Y des fois y mérite des baffes le Dhrôl. On reprend
nos recherches, Imladris ouvre la fenêtre et s'en écarte,
lui et moi remarquons tout de suite un truc bizarre. Quelquechose
de jaune entre par la fenêtre ça se déplace
mais sa forme change tout le temps. Au bout de quelques s'condes
on s'aperçoit que c'est des papillons, et plus Imladris les
observe plus il semble intéressé On dirait qu'ils
forment des lettres nous lance-t-il çà
écrit : à l'aide ! et les papillons forment
une flèche en direction de la porte. Nous nous regardons
et décidons de suivre la flèche, la porte à
peine ouverte les papillons se précipitent à l'extèrieur
et plongent en bas de la tour. Dhrôl embarque la statuette
mais une fois dehors il s'arrête. Merde la concierge
Il faut pas qu'elle nous voit la rombière sinon elle va rameuter
tout l'quartier, heureusement il y un autre escalier. On se faufile
en douce, en bas les papillons nous attendent et repartent lorsqu'on
s'approche, on suit. Après un long trajet on fini par se
retrouver dans une zone complétement déserte et abandonnée.
Les papillons s'arrêtent devant une porte et disparaissent.
Encore une lourde à ouvrir, Yadûl s'y
colle mais reste à l'observer un bon moment sans rien dire
Ma yé la sent pas cette porté, elle pou le piégé
à plein nez, il faudrait essayé dé désarmé
lé piégé avant dé pouvoir ouvrir la
porté, mais yé né crois pas qué yé
pé y arrivé. Sans compter qu'tas pas envie de
t'le prendre dans la tronche froussard que j'me dit. Bon Dhrôl
t'as pas un truc pour faire protection j'vais l'ouvrir moi c'te
lourde Si j'ai, mais cela dure pas très longtemps,
mais j'pourrai p'têt'e essayé moi j'ai les doigt léger
comme ceux d'une muse. Yadûl le briefe puis rejoint
les autres à distance de sécurité. Moi j'reste
collé au mur prêt à intervenir. Dhrôl
fier de son nouveau travail, commence sa besogne mais après
quelques essais on entend un bruit de verre qui se brise. Mon sang
ne fait qu'un tour si Starella est là d'dans elle va en prendre
pour son grade. Du coup j'me précipite sur la porte que j'fait
voler en éclat d'un coup de ma hache de guerre, Retiens
ta respiration que j'dis à Dhrôl qui me suit.
Tout en me dirrigeant vers la fenêtre je scrute la pénombre
pour voir si il y quelqu'un. La fenêtre est ouverte et nous
ne ressentons toujours rien espérons que la protection de
Dhrôl soit efficace asser longtemps. On trouve personne du
coup on ressort rejoindre les autres et nous attendons quelques
minutes histoire que le truc du piège ne soit plus efficace.
On se décide à retourer dans l'appartement.
C'est pas la classe de celui de Starella, il est sale et une étrange
atmosphère y règne. Et on recommence à fouiller...
Rien d'intéressant : une pipe qui exhale une odeur qu'Imladris
reconnaît comme étant de la drogue, des livres qui
lorsque Dhrôl les prend tombent en poussière - bizarre
ils semblaient pas si vieux. Les soupçons d'Imladris quant
à l'implication d'un Rajan dans cette affaire se précisent.
Nos effort sont finalment récompensés. Yadûl
et Imladris trouvent une cache dans le plancher. Rendu prudent par
le coup d'la porte mais désireux de retenter son expérience
Dhrôl essaye de l'ouvrir. Après quelques efforts et
un peu d'astuce il y arrive, deux fléchettes vont se planter
dans le plafond, mais placé comme il était Dhrôl
ne risquait rien. Imladris observe les fléchettes Elles
sont empoisonnées il y a une substance sur les têtes
qui brille. Pas vraiment intéressant le contenu mais
maintenant on est sûr il y a bien un Rajan derrière
cette histoire. Il y a quand même des écrits mais pas
moyen de les lire. On embarque le tout pour voir çà
tranquille. Nous n'avons toujours pas retrouvé Frixie et
Starella.
Au moment où l'on sort des voix se font entendre
au fond du couloir Je vous assure capitaine j'ai vu des gens
bizarres rôder par iciet on entend aussi des coups réguliers.
Retraite précipitée dans l'appartement. Je bloque
la porte cela m'étonnerait fort qu'un gringalet de phantasien
puisse l'ouvrir si j'suis derrière. Les voix et les coups
se rapprochent. Toc toc la poignée bouge Ouvrez
cette porte au nom de la loi je vous somme d'ouvrir ! Tu parles
on risque pas, n'empêche qu'on était tous des statues
à se moment là. Etonnant la porte est fermée,
sergent vous restez ici je vais aller chercher un serrurier et quelques
hommes. Des bruit de pas s'éloignent. Il nous faut
vite trouver quelquechose sinon on va être piégés.
Seul s'entendent les pas du gars d'l'aut' côté, il
frappe de temps en temps sur la porte et essaye la poignée.
T'es curieux mon gars tu l'aura ta surprise. Il est impératif
qu'il ne nous voit pas, après quelques chuchotements tout
le monde est prêt. Je m'écarte de la porte et rejoint
Imladris et H'issa pour tomber sur le gars, Dhrol sort sa statuette
qui se met à déclamer ses conneries. Il faut pas longtemps
au garde pour venir voir, la porte s'ouvre doucement, il entre avec
précaution et s'avance. Et là on lui tombe dessus.
H'issa et Imladris le recouvre d'une couverture puis je maintient
ferment le paquet, H'issa lui met quelques tolchokes histoire de
l'esgourdir. Notre homme est dans les pommes; on le saucisonne de
belle façon, il n'aura pas longtemps à attendre. Tu
parles moins une à peine on est sortis que des bruits de
pas résonnent dans le couloir. On trace dare-dare dans l'aut'
direction - heureusement que les couloirs sont mal éclairés
- et après quelques tours et détours on retouve les
parties habitées.
On prend la direction de l'auberge, l'autre celle des
gens de qualité soit disant, notre première rencontre,
le type qui baragouine toute les langues nous a dit qu'il y était
et nous on a besoin de ses services. Séance labyrinthe mais
on fini par la trouver. Coup d'bol not' gars y est, on s'invite
à sa table et Imladris engage la conversation, quoique pour
ce gars là c'est pas un problème. Il est très
surpris de ce que nous lui montrons. Forcément des écrit
Rajan c'est pas tous les jours qu'on en voit et quant on en voit
la plupart des gens font dans leur frocs. Tiens très
surprenant, avez-vous fait part de votre découverte aux autorités
? Imladris répond Non pas encore, nous voulions
savoir, il faut bien l'avouer un peu par curiosité, ce que
recélait cet écrit, et comme nous savions où
vous trouver, eh bien nous nous sommes permis d'abuser de vos inestimables
talents avant d'en rendre compte à qui de droit ! Beau
tchacheur hein ? Sur le papier il était écrit PERIDIA,
et un peu condescendant le gars reprend Oh mais je vois que
vous ignorez ce qu'est PERIDIA, eh bien messieurs sachez donc qu'il
s'agit d'une île de l'archipel de Thaecie, vous savez peut-être
que toutes les îles de l'archipel ne sont point habités,
PERIDIA fait partie de cette catégorie. C'est un îlot
plutôt qu'une île uniquement recouvert de jungles dont
l'accès par mer est impossible, tant les falaises y sont
vertigineuses. Sans oublier les aléas de la navigation bien
entendu. Pendant leur discussion nous on s'rince le gosier
histoire de reprendre des forces.
Tiens à c'propos
Imladris lui présente
aussi le parchemin explicatif de l'appareil à extraire les
mémoires, ce qui semble intéresser not' loustic au
plus haut point. Il n'en fini pas de s'exclamer en lisant, quand
soudain il nous observe très attentivement. Tout l'monde
se tend, Mais il semblerait que vous fûtes vous-mêmes
victimes de l'utilisation de cet appareil, ces rougeurs sur vos
tempes correspondent au descriptif du processus. On se relâche
pas besoin de nier, ben un peu qu'on fûtes victimes que j'pense.
La conversation reprend le gars il est prêt à nous
achter le bout d'papier et pas au prix du papier le dingue !!! Notre
détente est de courte durée, une patrouille se pointe
dans l'auberge, et par la frande épée de Maz ils cherchent
quelqu'un. Notre chance nous abandonnerait-elle maintenant ? Apparement
pas, ils ont l'air aussi efficaces que les autres, le chef s'entretient
avec le proprio puis repart. Chaude alerte quand même, nos
activités ont p'tête bien fait plus de remous que nous
pensions.
On prend congé du puit de science et on sort,
alerte, le patron m'interpelle Monsieur s'il vous plaît
!. Je me retourne Etes-vous un Thrall ? qui m'demande.
Ben puisque t'es pas foutu d'en r'connaître un qu'en t'en
a un sous l'nez c'est pas moi qui vais t'rancarder. Absolument
pas pourquoi ? que j'lui dit en penchant vers sa carcasse
tremblotante, Eh bien les gardes sont à la recherche
d'un groupe dont ferait partie un Thrall. J'lui répond
ah bon c'est étrange y aurait'y une raison particulière
? Les gardes les recherchent pour les interroger au
sujet d'évènements suspects qui se sont déroulés
ces dernier jours Eh bien si j'en vois un j'lui dirait,
bonjour monsieur et j'me casse de cette tôle. Je brief
les autres sur l'affaire, décision est prise de quitter au
plus vite l'endroit qui commence a dev'nir malsain pour nous d'autant
plus que nous voulons aller voir à Parilla de quoi il en
retourne.
Sur le trajet du retour on en profite pour ach'ter
du ravitaillement pour le trajet, j'ai du couper court aux interventions
exaspérantes de Dhrôl qui voulait discuter du prix,
comme-ci on avait l'temps. De plus un prix c't'un prix si t'es pas
d'accord t'achète pas et tu te tires. A peine dehors de l'échoppe
une patrouille vient dans notre direction chacun met un paquet sur
l'épaule histoire de faire dans la discrétion et on
les croise. Mais dernière nous s'élève une
voix Hep vous là bas arrêtez-vous ! Cause
toujours mon gars, on fait comme ci c'était pas pour nous
et au premier croisement on s'éclipse. On coure à
gauche et à droite pour brouiller les pistes, car derrière
nous ça s'agite pas mal. H'issa nous arrête soudain
et se précipite dans une autre direction, chaud une patrouille
se pointait vers nous. Après quelques détours nous
touchons au but, nous retrouvons la tour par laquelle nous étions
arrivés.
Pas de gardes on y va, enfin la porte, un p'tit coup
d'il dehors, la voie est libre on s'précipite sur le
bateau. Chacun mettant du sien pour accélérer les
manuvres pour le départ. Pas trop tôt a peine
commencions-nous à décoller que la porte s'ouvre Holà
du bateau , au nom de la loi restez ici, il vous est interdit de
quitter les lieux !. C'est ça cause toujours et arrête-nous
si tu l'peux, nous on s'taille ! On jette quand même un coup
d'il dans toutes les directions voir si leur collègues
volant ne s'pointent pas mais ya seulement un gros vaisseau marchand
pleins de rastas enturbannés qui manque de nous percuter
et qui s'éloigne sous le flot de nos injures... C'était
une journée bien remplie, on allait pouvoir s'la couler douce
quelques heures, sauf pour les apprentis pilotes.
Donc nous nous dirigons vers PERIDIA, une des îles
de Thaecie, voyage de nuit, arrivée prévue à
l'aube. On ne peut pas mieux faire pour surprendre notre gibier.
Le voyage se fait sans problème et on arrive comme prévu.
A l'aube la silhouette d'une île se profile à l'horizon,
y à pu qu'à vérifier si les rats sont dans
leur nid. On s'approche de façon à avoir les soleils
dans l'dos, histoire d'avoir plus de chance de surprendre si ya
quek chose à surprendre. On survole l'île les yeux
grands ouverts, mais on découvre aucun signe de présence,
de plus pas moyen de se poser, avec cette jungle. Du coup une discution
s'engage sur ce que l'on peut faire. Drhôl propose de rester
en embuscade dans notre bateau, et d'attendre une journée
voir si il y a de l'activité. Moi j'suis pas d'accord : On
a inspecté que le haut de l'île mais p'tête bien
qu'ils ont trouvé une planque dont l'entrée est dans
les falaises, et j'voudrai d'abord vérifier, si on trouve
rien on pourra toujours aviser après.
Du coup nous v'là à faire l'tour de l'île,
et on fini par découvrir deux entrées de grottes.
On s'rapproche histoire de vérifier que tout y est aussi
calme que ça en à l'air. Quand soudain des carreaux
d'arbalète viennent se ficher dans notre bateau. Bon, au
moins on a trouvé que'q'chose. Imladris met la barre en direction
des grottes avec plus de résolution et commence à
dev'nir impatient. Enfin on est assez près pour tirer nous
aussi, on distingue à peine ceux qui nous canardent mais
au moins on peut arriver à les calmer un peu. Notre premier
objectif était la plus grande des grotte qui semblait pouvoir
accueillir notre bateau, mais maintenant qu'il n'est plus question
de surprise, j'ordonne à Imladris de se diriger droit sur
les tireurs, il ne se fait pas prier. Puis il appelle Yadûl
pour le remplacer à la barre, pour pouvoir nous couvrir avec
son hurlant. Bon le premier tir manque l'entrée de la grotte
mais le suivant mets en plein dans l'mille et l'un de nos ennemis
se r'trouve illuminé par ses vêtements en feu c'qui
l'oblige à se trémouser comme s'il avait des fourmis
dans l'calbut. Sa détresse ne dure pas longtemps, je le soigne
d'un carreau bien ajusté. Notre duel à distance continue
et on s'rapproche toujours. On est asser prêt pour distinguer
l'intérieur de la grotte, plus que quelques mètres
et on pourra sauter dedans. Yadûl se démène
comme un diable pour nous éviter d'aller embrasser la falaise.
Nouveau coup au but d'Imladris le gars s'enflamme comme une torche,
enfin on est assez près, je saute et termine le type. Les
autres me rejoignent sauf bien entendu Yadûl. Il n'y a plus
personne dans la grotte, on attache une corde au bateau et Yadûl
l'éloigne à distance de sécurité.
Dans la grotte il y a une porte, elle est fermée
à clé, on trouve un trousseau sur les cadavres, une
des clés ouvre la porte. On entre. Il règne du côté
de c'te porte un silence de mort et ya même l'odeur, ça
schlingue tellement qu'on s'croirait dans une tannerie mais il ya
un je ne sais quoi de plus sinistre, si vous voyez c'que j'veux
dire. Bref un lieu que seul un déjanté du citron peut
y vivre. On fait tout même gaffe au cas où y'aurait
des pièges dont le taré de proprio des lieux semble
si friand, mais rien ne se passe. La porte débouche sur un
couloir, il y a deux pièces de chaque côté,
qu'une rapide inspection nous révèle qu'elles sont
vides. On avance dans le couloir et au fond on distingue une tenture
dont il émane une lueur orangée, je reste en tête
au côté d'Imladris qui à l'air de plus en plus
furieux, il à perdu toute ces petites manières pour
devenir un tueur résolu.
Avant la tenture du fond on arrive près d'un
petit couloir avec une porte entre ouverte, l'odeur infecte s'est
renforcée, Dhrôl y jette un il prudent, pour
une fois, et y distingue un cadavre atrocement mutilé, en
s'approchant on s'aperçoit que c'est celui d'une femelle,
j'crois bien qu'on a r'trouvé la Starella, le gars qui lui
a infligé ces tortures est vraiment plus déjanté
que j'croyait, la pauvre elle a dû vachement déguster.
Bon on s'approche de la tenture. Des bruits étranges, frottement,
sons assourdis, ça doit être le comité d'accueil,
tant mieux on va pouvoir lâcher la haine que l'on a. Par signe
j'explique que je vais ouvrir le rideau et qu'Imladris doit se tenir
prêt à tirer un coup de hurlant dans l'tas, les autres
restent un peu à l'écart en jettant aussi un il
sur nos arrières au cas où.
J'ouvre la tenture, Imladris lâche son feu de
joie qu'une créature prend en pleine gueule, une de moins.
Mais le spectacle qui nous fait face vous aurait glacé le
sang. Dans quelquechose qui ressemble à un temple avec autel
et tous les outils qui vont avec, machin pour crâmer des herbes
et tout ça, au d'sus l'autel une tête de mort avec
des cornes et devant nos adversaires, aussi mort que l'était
Starella mais vivant si j'puis dire car ces saloperies s'avancaient
vers nous d'une démarche traînante et mal assurée.
Parmis eux y avait Frixie, les trois autres étaient d'après
Imladris des Virds, des serviteurs de ces tordus de Rajans. J'balance
ma hache de guerre sur l'un d'eux, coriace le truc il a encaissé
et à peine bronché, le temps qui z'arrivent à
portée je dégaine mon épée, me d'mandant
si on pouvait tuer des morts. Ils encaissent p'tête bien mais
ils sont très lents, j'vous épargnerait les détails
: on en a fait des p'tits morceaux, y en a un qu'à presque
réussi à m'étrangler. Mais même dans
cet état y continuaient à bouger, alors pour pu être
emmerdé on les a balancés dans la mer, pendant que
Dhrôl et H'issa surveillaient l'autre porte qu'y avait dans
le temple. Après not'dernier voyage, on est prêts à
aller voir derrière cette porte, lorsqu'on arrive dans l'temple
Imladris et moi on voit H'issa et Dhrôl entrain de s'battre,
j'vois tout d'suite que Dhrôl ne fait que s'défendre
même qu'il arrive a désarmer son adversaire, j'me précipite
pour assommer H'issa mais ne voulant pas l'blesser avec ma garde
j'ai pas porté un coup suffisamment fort, j'ai envoyé
les deux valdinguer contre le mur d'en face, mais Dhrôl a
quand même réussi d'esquiver H'issa et de s'en éloigné.
Après il m'est arrive un truc bizarre, il y
avait quelqu'un ou quelquechose qui voulait me forcer à tuer
H'issa, çà m'a fait tout bizarre, puis tout est r'devenu
normal. Mais pendant qu' j'étais tout chose, un truc est
passé à côté de moi très rapidement
en direction d'Imladris qui ne s'est pas posé de question
et lui a balancé un pruneau de son hurlant, à la stupeur
de Dhrôl qui a plongé dans un coin. Le truc s'est pris
un hurlant en pleine gueule et à pris feu, c'était
un type qui malgré tout s'est jetté sur Imladris toute
griffes dehors et lui a presque taillé dans la viande. Mais
Imladris n'était plus armé, moi ayant de nouveau tous
mes esprits - déjà qu'on m'en avait gaulé un
peu avec cette machine à pomper la mémoire ! - j'y
plante mon épée dans sa carcasse de dégénéré,
le bougre y saisit ma lame d'une main et en s'retournant il essaye
de donné un coup d'griffes : ce fut son dernier geste, car
dans son mouvement il s'écroule au sol, pour êt'e sûr
Dhrôl sort de sa cachette et le pique avec sa lame. Mais pour
Imladris c'est pas assez et il vide les braseros sur le corps.
Avec prudence on entre dans cette dernière pièce,
apparement la piaule du Rajan, il y a plein de truc bizarre, certains
répugnants, d'autre moins, on y retrouve aussi les vêtements
de Starella au milieu desquels il y a des fioles, sûrement
nos mémoires mais pas moyen de savoir à qui est la
fiole. S'ensuit une discussion sur notre destination de retour :
CYMRIL ou CABAL MAGICUS ? Le hic c'est que Cymril était à
six jours de bateau mais que le notre n'est pas fait pour ce genre
de croisière, alors que Cabal n'était qu'à
onze heures. Et puis on avait de quoi prouver not' bonne foi face
aux autorités ! On pourrait ainsi s'mette au clair et puis
là-bas y trouveront p'têt un moyen pour nous rendre
nos mémoires légitimes... Après tout c'est
un nid à magos en tout genres ! C'est des spécialistes
comme qui dirait. Donc décision fut prise de retourner là
bas. On appelle Yadûl pour qui s'rapproche de façon
à faciliter le chargement des affaires, on va aussi explorer
l'aut'e grotte où on trouve le p'tit frère de not'
bateau. Avec un peu d'temps on s'organise pour tout emporter, même
si Dhrôl voulait laisser là un bateau dans l'espoir
qu'on se l'approprie en rev'nant plus tard. Finalement on finit
par quitter cet îlot puant pour nous en retourner vers la
cité des nuages en espérant qu'ils gobent not'e histoire,
qui par la Grande épée de Maz est la vérité
vraie !
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