THE MORNING AFTER

Les événements qui suivent ont été rapportés par Aspholède Fautus de Cymril, d’après le récit que
lui en a fait Tamorgyl le Thrall. Ce scénario est disponible dans la section archives de ce site ainsi
que sur la mailing list officielle anglophone de Talislanta, alors n'hésitez pas à vous y inscrire...
Auteur : Stephen COOKE © 2001.


Il y a quelque temps, je me promenais tranquillement dans les rues de Cymril, sans but particulier profitant de la continuelle animation des rues et des scènes pittoresques que l’on ne peut que découvrir dans cette ville cosmopolite. À l’approche de la nuit avant de m’en retourner à mes travaux, je me décidais d’aller me restaurer et de profiter du spectacle si particulier qu’offre l’auberge de l’épée à double tranchant. Je dois bien avouer que ce n’est pas le genre d’établissement que je fréquente habituellement, préférant les salons cossus des institutions plus respectables. Mais si l’on veut entendre des histoires c’est tout à fait le genre d’endroit, or ce soir-là j’avais besoin d’un peu de distraction.

J’arrivais au terme de mon repas lorsque qu’un groupe de personnes fit son entrée. C’étaient des gens à attirer mon attention car il est assez inhabituel de voir un ensemble si disparate. Jugez plutôt : un Thrall jeune mais déjà très impressionnant, un insolite Kang venu du lointain Empire Quan, un noble représentant du désert de Dracarta, un saisissant représentant d’Arim et enfin un facétieux Gnomekin. Bref mon instinct me disait que j’entendrais quelque chose d’intéressant ce soir. Après m’être introduit auprès du groupe en leur offrant un verre, je leur demandais s’il n’avaient pas quelque aventure à me raconter…




— “Ben puisque t’as l’air de l’vouloir j’vais t’raconter not’ dernière, alors ouvre grand tes esgourdes et veille au ravitaillement car parler ça donne soif et puis après c’qu’on a vu, par mes ancêtres, on l’a plus qu’mérité. Liqueur de feu pour tout l’monde !” me répondit le Thrall Tamorgyl. Puis, après une lampée de cette forte liqueur il reprit.
“J’me croyais allongé sur ma paillasse de l’auberge, reprenant doucement mes esprits après une soirée bien arrosée, essayant de me rappler les évènements de la dite soirée. Mais rien, pas moyen de me souvenir de quoi que ce soit d’autant plus qu’il y avait toujours ce bruit de plus en plus insistant qui lui, me disait quelque chose mais quoi ? Et puis toc ça me rappelle les marais de quand j’étais p’tit, j’y suis c’est le coassement des grenouilles, qu’est ce qu’elle foutent à Cymril ? Y’a pas d’grenouille à Cymril ! Et là, j’me réveille complètement. Je regarde autour de moi j’vois mes potes aussi perturbés que moi, puis je vois les chaînes autour de mes poignet et la cage. Par la grande épée de Maz qu’est ce que je fous dans une cage en plein marais ?”

— “Tout l’monde est surpris et personne n’est capable d’expliquer la chose comme qui dirait. Mais on n’est pas seuls, il y a des gens qui discutent. C’est des salopards d’Imriens et des rats de Jangharas. Et de quoi ki discutent ben tiens tout simplement de nous : les Jangharas nous vendent aux Imriens ! Ah les lâches, attend un peu que je les aie entre mes mains et j’vais leur apprendre a faire d’l’esclavagisme.”

— “Bon y pas, y faut qu’on sorte de cette embrouille. Justement ces gros patauds d’Imriens une fois leur commerce fait se lancent dans une répugnante beuverie avec leur non moins répugnante boisson, même pas foutu de s’cuiter proprement. Profitez en c’est vot’ dernière, foi de Tamorgyl. Avec Hi’ssssa (le Kang) on s’échine sur les barreaux, si bien qu’on finit par les écarter pour que Dhrôl (le gnomekin) puisse sortir. Une fois dehors, il commence à rechercher nos affaires et la clef de la cage. Mais bon c’est trop long pour moi et toujours avec Hi’ssssa on finit par arracher un barreau. Victoire ! On va pouvoir sortir. L’heure de la vengeance a sonné !”

— “Dhrôl n’a pas trouvé nos affaires ni la clef, seulement trois couteaux de cuisine, ni Hi’ssssa ni moi n’en avons besoin étant spécialistes du combat sans armes, quoique j’aurai aimé te m’les découper avec mon épée mais de toutes façons avec les mains menottés… Dhrôl nous a aussi permis de savoir combien ils étaient, une douzaine et de choisir un plan d’action. Avec des rats de cette engeance pas de combat honorable de toute façon. Tout le monde se coule dans le camp à la recherche d’une victime, les cons même pas de gardes tant pis pour eux. Il faut qu’on en élimine le plus possible avant qu’ils ne se réveillent. Et c’est parti en peu de temps trois d’entre eux sont envoyés revoir leurs ancêtres mais le dernier mal négocié par Yadûl à eu le temps de donner l’alerte, Branle-bas dans tout le camp, heureusement qu’ils sont bourrés, ce qui nous laisse le temps de réagir. Yadûl se rattrape en tuant deux de ces vermines d’une botte désespérée mais il se fait quand même durement toucher. Hi’ssssa ayant terminé son premier se précipite au secours de Yadûl, pendant que j’arrive en aide à Imladris (le Dracartan) qui tient en respect deux Imriens. Sagement mais déçu, n’étant pas de taille ni équipé, Dhrôl reste en dehors de la mêlée. En peu de temps nos maladroits adversaires sont tous hors de combat. Seul Yadûl à souffert de cette rixe.”

— “Nous trouvons de quoi nous libérer de nos fers, mais la situation globale n’est que sensiblement améliorée. Où sommes-nous ? Comment survivre dans le marais avec trois couteaux et sans vivre ? De plus, aucun de nous ne se souvient de quoique ce soit des 5 ou 6 dernier jours. Seule option suivre les Jangharas avec qui nous avons de toute façon un compte à régler. Emplis du désir de vengeance, nous nous engageons sur la piste.”


— “La marche est délicate au milieu des fondrières, heureusement Dhrôl y voit la nuit comme en plein jour ou presque. L’hostilité du marais la nuit est palpable, nombreux sont les prédateurs qui rôdent à cette période. Soudain l’un d'eux manifeste sa présence dans les roseaux.
Je prends la tête, suivi par Hi’ssssa, le groupe dépasse l’endroit sans que rien ne se passe, c’aurait été trop beau, à peine nous sentons nous hors d’atteinte, la créature bondit de sa cachette et nous menace. C’est un Raknid ! Nous reprenons notre chemin, mais cette sale bête d’un bon prodigieux se retrouve devant nous. Plus moyen de passer !”

— “Sans armes dignes de ce nom, l’affaire va être difficile, d’autant plus que sa queue contient un dard menaçant et que sa carapace à l’air solide. Imladris malgré tout se lance à l’assaut et d’un magnifique coup sectionne l’une des antennes de la bête qui semble très perturbée par cette action. Hi’ssssa voyant que ça à l’air de faire quelque chose tente le même coup mais rate. Quant à moi je me lance pour entraver la queue et empêcher que le monstre ne s’en serve j’arrive à m’en saisir et à le tenir ferme. Sûrement surpris par nos attaques, la réaction du raknid n’est pas efficace. Alors qu’Imladris réitère son premier coup en sectionnant l’autre antenne, je m’efforce d’enfoncer le dard dans la carcasse qui y pénètre un peu. Le résultat ne se fait pas attendre poussant un grand cri le raknid se débat en m’envoyant valdinguer mais sa jambe est paralysée, au bout de quelques mètres, il s’effondre. Il est vite achevé et nous poursuivons notre route dans les marais.”

— “Au petit jour, affamés et fourbus, nous débouchons sur une zone dégagée au milieu de laquelle se trouve un village entouré de palissades et d’un fossé nauséabond. Tout semble calme, la sentinelle est endormie. Sans prendre de précautions particulières, mais en faisant gaffe de ne pas rameuter le village trop tôt nous avançons sur le chemin. Manque de bol, à peine arrivé devant la porte, cet idiot de gardien à décider de reprendre sa tâche et se met à pousser des hurlements à réveiller un mort en nous voyant, puis il quitte son poste comme s’il avait le feu au cul. A peine a-t-il disparu, que nous entendons le bruit sourd d’une chute.”

— “Cinq pour mener une guerre de siège c’est peu, alors pour conserver un semblant d’avantage je propulse Dhrôl en haut de la palissade pour qu’il puisse nous ouvrir la porte. Puis, sentant que les choses risquent d’évoluer rapidement tout le monde le rejoint dans le poste de guet. A peine y étions-nous que de tous les côtés s’amènent les Jangharas mais curieusement, ils ont l’air de faire dans leurs frocs en nous voyant. Lorsque nous descendons du poste et avançons vers eux, ces fiottes reculent et, avant que nous ayons dit quoi que ce soit, nos affaires apparraissent. Tout y est ! Pendant que nous nous équipons, un vieillard apeuré nous baragouine de reprendre nos affaires et de nous en aller, parlant aussi d’un bateau volant — “Vous partir, pas not’ faute, bateau volant”. Cela éveille notre intérêt et nous pousse à engager la conversation. Bref en baragouinant avec eux, il semblerait qu’un bateau volant se soit planté dans le marais et que nous étions dedans. Le problème, c’est qu’on s’en souvient pas. Quand on leur demande de nous y conduire, c’est tout juste s’ils se taillent pas tous dans leurs cases. Malgré tout, j’arrive à leur faire croire qu’un talisman protègera le guide contre le mauvais sort, on lui refile une breloque, et comme on a besoin de se refaire une santé, on en profite pour demander de quoi nous remplir la panse et rafraîchir le gosier. Tiens, à ce propos, j’commence à avoir la langue qui colle au palais !”

— “Donc, après nous être restauré et avoir regarni nos stocks de bectance, notre guide toujours aussi trouillard nous emmène vers ce soi-disant bateau volant. Eh bien, après quelques heures à crapahuter dans le marais nous nous retrouvons devant l’épave.”

— “Bon, on a trouvé le pourquoi de notre présence dans le marais mais c’est tout. Il faut que j’vous dise que, quelque temps auparavant on avait rencontré une greluche Phantasienne plutôt en fin d’carrière et son homme, lui du genre jeune premier : c’était Starella et Phrixie qui s’appelaient, Starella étant complètement entiché de son mignon. Y nous avaient contacté pour les aider dans une entreprise pas trop risquée mais bien payée. Phrixie s’était emmêlé dans une sale histoire et avait besoin d’argent au plus vite. Pour cela, il se proposait d’aller emprunter un bateau volant dans un endroit moins risqué que Cymril… Cabal Magicus la cité des nuages. Le problème c’est qu’entre ce moment-là et notre réveil dans une cage au milieu du marais, rien ! Et pourtant on était dans ce foutu navire ! En observant son orientation il est clair qu’il allait vers Cymril, mais avions-nous déjà fait l’emprunt ? et où étaient les deux tourtereaux ?”

— “Donc, pour reprendre le récit, on est comme des rond d’flan dans le marais à nous poser ces questions. Espérant découvrir des indices, nous nous approchons de l’épave. Yadûl, ayant malgré tout un peu récupéré va l’explorer. Pendant que nous le surveillons, notre guide en profite pour se carapater discrètement le bougre. Bah, on trouvera bien un moyen pour quitter ce foutu marais. L’exploration de Yadûl est assez fructueuse : il manque un canot volant, donc nos tourtereaux auraient filé en douce en nous laissant tomber comme de vieilles sandales. Mais, il a aussi trouvé le plan d’un appareil qui, d’après Imladris aurait pu servir à extraire notre mémoire pour la mettre dans des fioles. Par mes ancêtres, j’vous jure qui sont tordus ces magos : qu’est ce qu’on peut foutre avec de la mémoire en bouteille ? Cela serait l’explication aux rougeurs sur nos tempes.”

— “Perdus dans le marais comme nous sommes et désormais sans guide le seul moyen à notre disposition est de récupérer le second canot avant que l’épave disparaissent à jamais. Une fois celui-ci en sûreté, nous nous concertons sur la direction à prendre. Moi, j’étais d’avis de retourner à Cymril et d’oublier cette histoire au plus vite. Et puis, si on tombait par hasard sur le couple on aurait toujours le moyen de régler nos comptes. Après tout, quelques jours de mémoire perdus y pas d’quoi s’en faire. C’était l’avis aussi de tout le monde. Mais, lors des préparatifs Yadûl retrouve un anneau qu’il avait trouvé dans l’épave. En le voyant, Imladris devient tout blanc puis tout rouge, il a des fois des réactions bizarres ce garçon, mais je ne l’avais jamais vu comme ça. Il prend l’anneau, l’observe à s’en faire sortir les yeux, puis le lance au sol tout en jurant et en lancant des malédictions. Après s’être calmé un peu, il nous explique que cet anneau est un anneau Rajan, et que les Rajans sont tous des salopards qu’il faut zigouiller pour que leur race maudite s’éteigne à jamais. Toujours a exagérer ces mecs du désert ça doit être le soleil qui tape trop fort sur la calebasse !”

— “Du coup notre discussion reprend car s’il y a un Rajan dans l’affaire Imladris veut être sûr qu’il sera bien converti, entendez par là bien mort, il me l’a expliqué une fois mais j’ai oublié. De cette discussion, il en ressort que peut-être l’emprunt du bateau avait déjà été fait et que nous étions sur la route de Cymril, et qu’un accident à fait tomber le navire dans le marais. De là, il se pourrait que les deux tourtereaux s’en soient retournés à Cabal Magicus pour en subtiliser un autre. Alors, décision fut prise d’aller voir à Cabal Magicus de quoi il en était. Imladris ne voulait pas en démordre, Dhrôl toujours prêt pour l’aventure était d’accord, Yadûl, Hi’ssssa et moi on a suivi… Après tout, convertir des Rajans peut être plaisant !”

— “Finalement, le plus difficile restait le voyage car aucun de nous et surtout pas moi ne savait faire fonctionner un bateau volant. Après quelques essais, Imladris se sentit assez sûr dans le pilotage de cette machine pour tenter l’aventure. Et nous v’là partis dans les cieux en direction de Cabal Magicus.”

— “Durant le voyage, on a été pris dans un orage, on s’est retrouvé s’coués comme des pruniers, c’est très très désagréable. Et puis, une nuit dans une coque de noix, y d’quoi vous faire mourir d’ennui. Grâce aux conseils d’Imladris, Yadûl a pu aussi piloter la machine quoi qu’avec un peu moins d’aisance. Tiens à propos d’aisance, il est temps de refaire le plein… Au petit matin, la cité de Cabal Magicus nous apparaît enfin, c’est une vision impressionnante que de voir une ville dans le ciel. Mais personnellement je trouve que cela n’est pas pratique du tout. De plus ce système de défense si ingénieux en apparence peut facilement être contourné, j’aimerais voir la gueule des habitants si un jour on couperait les chaînes qui la retienne au sol. Bon, en se rapprochant, on s’aperçoit vite que la cité n’est plus ce qu’elle a été. Des habitations sont désertes, il y a même des épaves de canots volants sur les plateformes. La vie y est moins intense qu’à Cymril. Bref, un lieu qui respire l’ennui… Y sont pas très actifs ces gars-là à c’qui semble que j’me suis dit. On va vite leur mettre la main d’sus à nos deux loustics s’ils sont là !”

 


Après une bonne lampée de la liqueur chère à sa race, notre volubile Thrall (dont j'appris plus tard à mon étonnement, qu'il n'était pas dans ses habitudes de l'être) repris :

— “Bon nous étions donc à flotter dans dans notre barque à nous d'mander comment entrer dans l'machin, Dhrôl toujours aussi curieux nous suggère : “Et si on f'sait l'tour histoire d'avoir une vue globale ?” “Si tôt dit, si tôt fait, nous v'là à faire la toupie autour de la ville. Nous n'avions pas fait la moitié que le son d'un cor se fait entendre. On jette un œil de tous les côtés un peu alarmés car on sait pas si on est recherchés ou non, et là un doute nous prend... des gardes dans un bateau un peu plus grand que l'notre nous interpellent, c'est pas qui sont nombreux mais faudrait pas faire du grabuge avant d'avoir accosté. V'là qu'un d'entre eux s'met à jacter : “Holà messires ! Veuillez mettre en panne le temps de vous acquitter des formalités de péage, nous vous prions d'accepter nos excuses pour ce contraignant mais nécessaire contre temps”. Jamais vu un garde parler comme çà, moi quand on m'dit d'contrôler j'contrôle et c'ui qu'est pas content y peut crier à dev'nir tout rouge c'est pas çà qui va m'empêcher d'faire mon devoir et gare à celui qui s'mettrait sur ma route ! Bon, Imladris qui à la même jactance - il a pas l'air comme çà mais il un peu snob - tiens qu'est j'disais, regardez le s'rapoter l'museau avec son mouchoir, donc Imladris lui repond dans son dialecte que “c'est un vrai plaisir pour nous de collaborer avec de nobles membres de la garde.”

— “Tu parles de nobles, des trouffions comme moi, et p'tête même pas foutus d'se battre par d'ssus l'marché vu comment y sont fagotés, de vrais soldats d'parade. Bref dix minute à papoter pour nous faire payer la taxe d'entrée, comme si on était des princes, pas trop débordés de travail les loustics. Moi y m'aurait pas fallu deux minutes et avec politesse encore ! Tant qu'il y est ce brave Ilmadris en profite pour se rancarder sur les commodités que nous offre cette ville. Bien entendu dans le langage des zozos. Eh bien croyez moi si vous voulez, y pas plus de deux auberges ! Une pour les gens d'la haute et une pour les communs à c'qui paraît, r'marquez qu'jai pas bien vu la différence vu qu'on à visité les deux et qu'j'ai les ai trouvé trop silencieuses, on était bien loin de cher double tranchant.”

— “Grâce aux indications on fini par se poser sur une plateforme et enfin entrer dans cette bien curieuse citée. Même les terres sauvages de nuit c'est plus actif ! Ouais c'qui vous frappe là d'dans c'est l'calme, c'est même tellement calme qu'on a l'impression qu'y plus personne. Et si vous savez pas parler et lire leur dialecte vous êtes paumés dans un vrai labyrinthe à moins que comme nous vous ne croisez un d'ses types de j'sais pu trop où qui baragouine toute les langues, fallait voir sa tronche au Dhrôl quand l'gars lui à répondu dans sa langue, y'était pu aussi malin . Pour la précision les gardes y r'passeront : on a bien dû marcher dix minutes pour se trouver enfin dans l'auberge. Tient y a même du monde c'ta croire qu'ils sont tous là !”

— “Après s'être rempli la panse on discute plan d'action, et on demande des explications pour se rendre où habite notre rombière de Starella, avec toujours Imladris dans le rôle du traducteur. La réponse ? Aussi précise que celles des gardes: ça doit être dans ce quartier là-bas. C'est à s'demander si y sortent d'chez eux. Ayant rien d'autre a faire on décide d'aller voir sur place si y a moyen d'avoir plus d'informations. Après une interminable suite de couloirs on arrive sur place. C'est un quartier commerçant, un peu plus vivant que c'qu'on a pu voir. En observant les lieux Imladris reste immobile, sont regard reste braqué en direction d'un mur, on suit sont regard et on voit une affiche avec des silhouettes. Imladris sort de sa contemplation et nous dit “vous voyez cette affiche, c'est un avis de recherche nous concernant, les autorités locales aimeraient nous rencontrer”. La panique s'installe dans les rangs - manquent un peu d'sang froid mes potes des fois - “doucement les gars” que j'dit “faisont comme avant après tout y nous ont laissés entrés et y z'ont rien vu. Profil bas et restons sur nos gardes. Mais y faudra rester le moins longtemps possible.”

— “Imladris part à la recherche de renseignements, pendant que nous nous fondons dans le paysage. Après un bon moment il revient, il nous explique qu'il a eu les indications pour nous rendre chez notre rombière, mais que l'type ne voulais pas lui lâcher la grappe avant d'lui avoir r'fourguer une de ses babioles. En tout cas l'vieux il a été un peu plus précis et on a trouvé fastoche. En arrivant dans la tour un type nous descend d'ssus comme si s'était une façon naturelle de se déplacer; il arrive au niveau du sol et s'en va. Tu parles un truc pareil ne pouvait manquer d'attirer Dhrôl qui se précipite dessus et s'envole. Et vas'y que j'te gueule “R'gardez les gars c'est super je monte, houhou ! J'arriverais là haut avant vous ! Au fait c'est quel étage ?” Le temps qui dise tout çà et d'autres conneries il avait déjà dépassé le niveau, mais on lui a quand même gueulé d'aller au deuxième avant de monter par de plus simple et plus naturels escalier.”

— “Et Dhrôl qui r'commence “Eh les gars j'suis tout en haut, mais j'sais pas r'descendre, youpie j'ai trouvé c'est super fastoche même toi Tamorgyl tu pourrais t'en servir !” Il a d'la chance que j'lai pas a portée de mes pognes c'nabot j'vais t'en foutre du profil bas. Et le v'là qui passe devant nous avec un grand “Coucou j'arrive mais j'sais pas l'arrêter !”et il se retrouve en bas. Soudain une voix de matronne s'élève “Qu'est ce que c'est qu'ce ramdam ? Les enfants n'ont pas le droit de jouer avec les ascenseurs, j'vais aller chercher la garde mais avant j'vais vous tirer les oreilles !” “Oui m'dame” répond l'Dhrôl “J'recommenc'rait plus promis mes j'doit remonter s'cuser moi” “R'vient ici ch'napan !” reprend la matronne. Et Dhrôl se r'trouve enfin sous nos regards noirs “Vach'ment pratique ces trucs vous devriez essayer”. Bon on peut revenir a notre affaire on trouve la porte de la maison de Starella, personne ne répond, après plusieurs essais toujours rien. Bon y pas va falloir utiliser d'autre moyens et discrets encore. “Ma yé vais vous ouvrir cette porté en un rien dé temps, laisser faire les professiounnels” nous annonce Yadûl. Il prend une petite sacoche et s'agenouille devant la porte pendant que nous faisons écran. Heureusement les lieux sont plutôt déserts. Yadûl s'exclame “Ma ce né pas poussible mon crochet !, désoulé les gars mais yé crois que je ne pouis ouvrir cette porté. Elle bénéficie d'oune proutection magiqué aye ! aye !”. C'est pas une porte qui va m'arrêter. Je glisse le fer de ma hache contre le chambranle et en faisant levier je force la porte. Une lumière bleue scintille de plus en plus fort de la serrure, mais la porte cède enfin, la lumière disparaît. On entre.”

— “On r'ferme la porte et on commence a fouiller partout. Evidemment il n'y a personne et même depuis un bon bout d'temps. Il manque des vêtements et autres affaires personnelles. Dhrôl - encore lui - n'ayant rien de mieux à faire et n'ayant rien trouvé d'intérressant dans la cuisine se prélasse allongé sur des cousins en nous regardant faire. Une voix s'élève dans les airs, nous nous retournons interloqués. C'est Dhrôl qui a mis en marche une statuette qui gesticule et déclame tout un tas de sottises, de quoi faire se pâmer les femelles sensibles du coin. Un cadeau du Frixie à sa douce, risque pas de faire impression à l'une de ma race. Y des fois y mérite des baffes le Dhrôl. On reprend nos recherches, Imladris ouvre la fenêtre et s'en écarte, lui et moi remarquons tout de suite un truc bizarre. Quelquechose de jaune entre par la fenêtre ça se déplace mais sa forme change tout le temps. Au bout de quelques s'condes on s'aperçoit que c'est des papillons, et plus Imladris les observe plus il semble intéressé “On dirait qu'ils forment des lettres” nous lance-t-il “çà écrit : à l'aide !” et les papillons forment une flèche en direction de la porte. Nous nous regardons et décidons de suivre la flèche, la porte à peine ouverte les papillons se précipitent à l'extèrieur et plongent en bas de la tour. Dhrôl embarque la statuette mais une fois dehors il s'arrête. “Merde la concierge…” Il faut pas qu'elle nous voit la rombière sinon elle va rameuter tout l'quartier, heureusement il y un autre escalier. On se faufile en douce, en bas les papillons nous attendent et repartent lorsqu'on s'approche, on suit. Après un long trajet on fini par se retrouver dans une zone complétement déserte et abandonnée. Les papillons s'arrêtent devant une porte et disparaissent.”

— “Encore une lourde à ouvrir, Yadûl s'y colle mais reste à l'observer un bon moment sans rien dire “Ma yé la sent pas cette porté, elle pou le piégé à plein nez, il faudrait essayé dé désarmé lé piégé avant dé pouvoir ouvrir la porté, mais yé né crois pas qué yé pé y arrivé”. Sans compter qu'tas pas envie de t'le prendre dans la tronche froussard que j'me dit. “Bon Dhrôl t'as pas un truc pour faire protection j'vais l'ouvrir moi c'te lourde” “Si j'ai, mais cela dure pas très longtemps, mais j'pourrai p'têt'e essayé moi j'ai les doigt léger comme ceux d'une muse”. Yadûl le briefe puis rejoint les autres à distance de sécurité. Moi j'reste collé au mur prêt à intervenir. Dhrôl fier de son nouveau travail, commence sa besogne mais après quelques essais on entend un bruit de verre qui se brise. Mon sang ne fait qu'un tour si Starella est là d'dans elle va en prendre pour son grade. Du coup j'me précipite sur la porte que j'fait voler en éclat d'un coup de ma hache de guerre, “Retiens ta respiration” que j'dis à Dhrôl qui me suit. Tout en me dirrigeant vers la fenêtre je scrute la pénombre pour voir si il y quelqu'un. La fenêtre est ouverte et nous ne ressentons toujours rien espérons que la protection de Dhrôl soit efficace asser longtemps. On trouve personne du coup on ressort rejoindre les autres et nous attendons quelques minutes histoire que le truc du piège ne soit plus efficace.”

— “On se décide à retourer dans l'a
ppartement. C'est pas la classe de celui de Starella, il est sale et une étrange atmosphère y règne. Et on recommence à fouiller... Rien d'intéressant : une pipe qui exhale une odeur qu'Imladris reconnaît comme étant de la drogue, des livres qui lorsque Dhrôl les prend tombent en poussière - bizarre ils semblaient pas si vieux. Les soupçons d'Imladris quant à l'implication d'un Rajan dans cette affaire se précisent. Nos effort sont finalment récompensés. Yadûl et Imladris trouvent une cache dans le plancher. Rendu prudent par le coup d'la porte mais désireux de retenter son expérience Dhrôl essaye de l'ouvrir. Après quelques efforts et un peu d'astuce il y arrive, deux fléchettes vont se planter dans le plafond, mais placé comme il était Dhrôl ne risquait rien. Imladris observe les fléchettes “Elles sont empoisonnées il y a une substance sur les têtes qui brille”. Pas vraiment intéressant le contenu mais maintenant on est sûr il y a bien un Rajan derrière cette histoire. Il y a quand même des écrits mais pas moyen de les lire. On embarque le tout pour voir çà tranquille. Nous n'avons toujours pas retrouvé Frixie et Starella.”

— “Au moment où l'on sort des voix se font entendre au fond du couloir “Je vous assure capitaine j'ai vu des gens bizarres rôder par ici”et on entend aussi des coups réguliers. Retraite précipitée dans l'appartement. Je bloque la porte cela m'étonnerait fort qu'un gringalet de phantasien puisse l'ouvrir si j'suis derrière. Les voix et les coups se rapprochent. “Toc toc” la poignée bouge “Ouvrez cette porte au nom de la loi je vous somme d'ouvrir !” Tu parles on risque pas, n'empêche qu'on était tous des statues à se moment là. “Etonnant la porte est fermée, sergent vous restez ici je vais aller chercher un serrurier et quelques hommes.” Des bruit de pas s'éloignent. Il nous faut vite trouver quelquechose sinon on va être piégés. Seul s'entendent les pas du gars d'l'aut' côté, il frappe de temps en temps sur la porte et essaye la poignée. T'es curieux mon gars tu l'aura ta surprise. Il est impératif qu'il ne nous voit pas, après quelques chuchotements tout le monde est prêt. Je m'écarte de la porte et rejoint Imladris et H'issa pour tomber sur le gars, Dhrol sort sa statuette qui se met à déclamer ses conneries. Il faut pas longtemps au garde pour venir voir, la porte s'ouvre doucement, il entre avec précaution et s'avance. Et là on lui tombe dessus. H'issa et Imladris le recouvre d'une couverture puis je maintient ferment le paquet, H'issa lui met quelques tolchokes histoire de l'esgourdir. Notre homme est dans les pommes; on le saucisonne de belle façon, il n'aura pas longtemps à attendre. Tu parles moins une à peine on est sortis que des bruits de pas résonnent dans le couloir. On trace dare-dare dans l'aut' direction - heureusement que les couloirs sont mal éclairés - et après quelques tours et détours on retouve les parties habitées.”

— “On prend la direction de l'auberge, l'autre celle des gens de qualité soit disant, notre première rencontre, le type qui baragouine toute les langues nous a dit qu'il y était et nous on a besoin de ses services. Séance labyrinthe mais on fini par la trouver. Coup d'bol not' gars y est, on s'invite à sa table et Imladris engage la conversation, quoique pour ce gars là c'est pas un problème. Il est très surpris de ce que nous lui montrons. Forcément des écrit Rajan c'est pas tous les jours qu'on en voit et quant on en voit la plupart des gens font dans leur frocs. “Tiens très surprenant, avez-vous fait part de votre découverte aux autorités ?” Imladris répond “Non pas encore, nous voulions savoir, il faut bien l'avouer un peu par curiosité, ce que recélait cet écrit, et comme nous savions où vous trouver, eh bien nous nous sommes permis d'abuser de vos inestimables talents avant d'en rendre compte à qui de droit !” Beau tchacheur hein ? Sur le papier il était écrit PERIDIA, et un peu condescendant le gars reprend “Oh mais je vois que vous ignorez ce qu'est PERIDIA, eh bien messieurs sachez donc qu'il s'agit d'une île de l'archipel de Thaecie, vous savez peut-être que toutes les îles de l'archipel ne sont point habités, PERIDIA fait partie de cette catégorie. C'est un îlot plutôt qu'une île uniquement recouvert de jungles dont l'accès par mer est impossible, tant les falaises y sont vertigineuses. Sans oublier les aléas de la navigation bien entendu”. Pendant leur discussion nous on s'rince le gosier histoire de reprendre des forces.”

— “Tiens à c'propos… Imladris lui présente aussi le parchemin explicatif de l'appareil à extraire les mémoires, ce qui semble intéresser not' loustic au plus haut point. Il n'en fini pas de s'exclamer en lisant, quand soudain il nous observe très attentivement. Tout l'monde se tend, “Mais il semblerait que vous fûtes vous-mêmes victimes de l'utilisation de cet appareil, ces rougeurs sur vos tempes correspondent au descriptif du processus”. On se relâche pas besoin de nier, ben un peu qu'on fûtes victimes que j'pense. La conversation reprend le gars il est prêt à nous achter le bout d'papier et pas au prix du papier le dingue !!! Notre détente est de courte durée, une patrouille se pointe dans l'auberge, et par la frande épée de Maz ils cherchent quelqu'un. Notre chance nous abandonnerait-elle maintenant ? Apparement pas, ils ont l'air aussi efficaces que les autres, le chef s'entretient avec le proprio puis repart. Chaude alerte quand même, nos activités ont p'tête bien fait plus de remous que nous pensions.”

— “On prend congé du puit de science et on sort, alerte, le patron m'interpelle “Monsieur s'il vous plaît !”. Je me retourne “Etes-vous un Thrall ?” qui m'demande. Ben puisque t'es pas foutu d'en r'connaître un qu'en t'en a un sous l'nez c'est pas moi qui vais t'rancarder. “Absolument pas pourquoi ?” que j'lui dit en penchant vers sa carcasse tremblotante, “Eh bien les gardes sont à la recherche d'un groupe dont ferait partie un Thrall”. J'lui répond “ah bon c'est étrange y aurait'y une raison particulière ?” “Les gardes les recherchent pour les interroger au sujet d'évènements suspects qui se sont déroulés ces dernier jours” “Eh bien si j'en vois un j'lui dirait, bonjour monsieur” et j'me casse de cette tôle. Je brief les autres sur l'affaire, décision est prise de quitter au plus vite l'endroit qui commence a dev'nir malsain pour nous d'autant plus que nous voulons aller voir à Parilla de quoi il en retourne.”

— “Sur le trajet du retour on en profite pour ach'ter du ravitaillement pour le trajet, j'ai du couper court aux interventions exaspérantes de Dhrôl qui voulait discuter du prix, comme-ci on avait l'temps. De plus un prix c't'un prix si t'es pas d'accord t'achète pas et tu te tires. A peine dehors de l'échoppe une patrouille vient dans notre direction chacun met un paquet sur l'épaule histoire de faire dans la discrétion et on les croise. Mais dernière nous s'élève une voix “Hep vous là bas arrêtez-vous !” Cause toujours mon gars, on fait comme ci c'était pas pour nous et au premier croisement on s'éclipse. On coure à gauche et à droite pour brouiller les pistes, car derrière nous ça s'agite pas mal. H'issa nous arrête soudain et se précipite dans une autre direction, chaud une patrouille se pointait vers nous. Après quelques détours nous touchons au but, nous retrouvons la tour par laquelle nous étions arrivés.”

— “Pas de gardes on y va, enfin la porte, un p'tit coup d'œil dehors, la voie est libre on s'précipite sur le bateau. Chacun mettant du sien pour accélérer les manœuvres pour le départ. Pas trop tôt a peine commencions-nous à décoller que la porte s'ouvre “Holà du bateau , au nom de la loi restez ici, il vous est interdit de quitter les lieux !”. C'est ça cause toujours et arrête-nous si tu l'peux, nous on s'taille ! On jette quand même un coup d'œil dans toutes les directions voir si leur collègues volant ne s'pointent pas mais ya seulement un gros vaisseau marchand pleins de rastas enturbannés qui manque de nous percuter et qui s'éloigne sous le flot de nos injures... C'était une journée bien remplie, on allait pouvoir s'la couler douce quelques heures, sauf pour les apprentis pilotes.”

— “Donc nous nous dirigons vers PERIDIA, une des îles de Thaecie, voyage de nuit, arrivée prévue à l'aube. On ne peut pas mieux faire pour surprendre notre gibier. Le voyage se fait sans problème et on arrive comme prévu. A l'aube la silhouette d'une île se profile à l'horizon, y à pu qu'à vérifier si les rats sont dans leur nid. On s'approche de façon à avoir les soleils dans l'dos, histoire d'avoir plus de chance de surprendre si ya quek chose à surprendre. On survole l'île les yeux grands ouverts, mais on découvre aucun signe de présence, de plus pas moyen de se poser, avec cette jungle. Du coup une discution s'engage sur ce que l'on peut faire. Drhôl propose de rester en embuscade dans notre bateau, et d'attendre une journée voir si il y a de l'activité. Moi j'suis pas d'accord : On a inspecté que le haut de l'île mais p'tête bien qu'ils ont trouvé une planque dont l'entrée est dans les falaises, et j'voudrai d'abord vérifier, si on trouve rien on pourra toujours aviser après.”

— “Du coup nous v'là à faire l'tour de l'île, et on fini par découvrir deux entrées de grottes. On s'rapproche histoire de vérifier que tout y est aussi calme que ça en à l'air. Quand soudain des carreaux d'arbalète viennent se ficher dans notre bateau. Bon, au moins on a trouvé que'q'chose. Imladris met la barre en direction des grottes avec plus de résolution et commence à dev'nir impatient. Enfin on est assez près pour tirer nous aussi, on distingue à peine ceux qui nous canardent mais au moins on peut arriver à les calmer un peu. Notre premier objectif était la plus grande des grotte qui semblait pouvoir accueillir notre bateau, mais maintenant qu'il n'est plus question de surprise, j'ordonne à Imladris de se diriger droit sur les tireurs, il ne se fait pas prier. Puis il appelle Yadûl pour le remplacer à la barre, pour pouvoir nous couvrir avec son hurlant. Bon le premier tir manque l'entrée de la grotte mais le suivant mets en plein dans l'mille et l'un de nos ennemis se r'trouve illuminé par ses vêtements en feu c'qui l'oblige à se trémouser comme s'il avait des fourmis dans l'calbut. Sa détresse ne dure pas longtemps, je le soigne d'un carreau bien ajusté. Notre duel à distance continue et on s'rapproche toujours. On est asser prêt pour distinguer l'intérieur de la grotte, plus que quelques mètres et on pourra sauter dedans. Yadûl se démène comme un diable pour nous éviter d'aller embrasser la falaise. Nouveau coup au but d'Imladris le gars s'enflamme comme une torche, enfin on est assez près, je saute et termine le type. Les autres me rejoignent sauf bien entendu Yadûl. Il n'y a plus personne dans la grotte, on attache une corde au bateau et Yadûl l'éloigne à distance de sécurité.”

— “Dans la grotte il y a une porte, elle est fermée à clé, on trouve un trousseau sur les cadavres, une des clés ouvre la porte. On entre. Il règne du côté de c'te porte un silence de mort et ya même l'odeur, ça schlingue tellement qu'on s'croirait dans une tannerie mais il ya un je ne sais quoi de plus sinistre, si vous voyez c'que j'veux dire. Bref un lieu que seul un déjanté du citron peut y vivre. On fait tout même gaffe au cas où y'aurait des pièges dont le taré de proprio des lieux semble si friand, mais rien ne se passe. La porte débouche sur un couloir, il y a deux pièces de chaque côté, qu'une rapide inspection nous révèle qu'elles sont vides. On avance dans le couloir et au fond on distingue une tenture dont il émane une lueur orangée, je reste en tête au côté d'Imladris qui à l'air de plus en plus furieux, il à perdu toute ces petites manières pour devenir un tueur résolu.”

— “Avant la tenture du fond on arrive près d'un petit couloir avec une porte entre ouverte, l'odeur infecte s'est renforcée, Dhrôl y jette un œil prudent, pour une fois, et y distingue un cadavre atrocement mutilé, en s'approchant on s'aperçoit que c'est celui d'une femelle, j'crois bien qu'on a r'trouvé la Starella, le gars qui lui a infligé ces tortures est vraiment plus déjanté que j'croyait, la pauvre elle a dû vachement déguster. Bon on s'approche de la tenture. Des bruits étranges, frottement, sons assourdis, ça doit être le comité d'accueil, tant mieux on va pouvoir lâcher la haine que l'on a. Par signe j'explique que je vais ouvrir le rideau et qu'Imladris doit se tenir prêt à tirer un coup de hurlant dans l'tas, les autres restent un peu à l'écart en jettant aussi un œil sur nos arrières au cas où.”

— “J'ouvre la tenture, Imladris lâche son feu de joie qu'une créature prend en pleine gueule, une de moins. Mais le spectacle qui nous fait face vous aurait glacé le sang. Dans quelquechose qui ressemble à un temple avec autel et tous les outils qui vont avec, machin pour crâmer des herbes et tout ça, au d'sus l'autel une tête de mort avec des cornes et devant nos adversaires, aussi mort que l'était Starella mais vivant si j'puis dire car ces saloperies s'avancaient vers nous d'une démarche traînante et mal assurée. Parmis eux y avait Frixie, les trois autres étaient d'après Imladris des Virds, des serviteurs de ces tordus de Rajans. J'balance ma hache de guerre sur l'un d'eux, coriace le truc il a encaissé et à peine bronché, le temps qui z'arrivent à portée je dégaine mon épée, me d'mandant si on pouvait tuer des morts. Ils encaissent p'tête bien mais ils sont très lents, j'vous épargnerait les détails : on en a fait des p'tits morceaux, y en a un qu'à presque réussi à m'étrangler. Mais même dans cet état y continuaient à bouger, alors pour pu être emmerdé on les a balancés dans la mer, pendant que Dhrôl et H'issa surveillaient l'autre porte qu'y avait dans le temple. Après not'dernier voyage, on est prêts à aller voir derrière cette porte, lorsqu'on arrive dans l'temple Imladris et moi on voit H'issa et Dhrôl entrain de s'battre, j'vois tout d'suite que Dhrôl ne fait que s'défendre même qu'il arrive a désarmer son adversaire, j'me précipite pour assommer H'issa mais ne voulant pas l'blesser avec ma garde j'ai pas porté un coup suffisamment fort, j'ai envoyé les deux valdinguer contre le mur d'en face, mais Dhrôl a quand même réussi d'esquiver H'issa et de s'en éloigné.”

— “Après il m'est arrive un truc bizarre, il y avait quelqu'un ou quelquechose qui voulait me forcer à tuer H'issa, çà m'a fait tout bizarre, puis tout est r'devenu normal. Mais pendant qu' j'étais tout chose, un truc est passé à côté de moi très rapidement en direction d'Imladris qui ne s'est pas posé de question et lui a balancé un pruneau de son hurlant, à la stupeur de Dhrôl qui a plongé dans un coin. Le truc s'est pris un hurlant en pleine gueule et à pris feu, c'était un type qui malgré tout s'est jetté sur Imladris toute griffes dehors et lui a presque taillé dans la viande. Mais Imladris n'était plus armé, moi ayant de nouveau tous mes esprits - déjà qu'on m'en avait gaulé un peu avec cette machine à pomper la mémoire ! - j'y plante mon épée dans sa carcasse de dégénéré, le bougre y saisit ma lame d'une main et en s'retournant il essaye de donné un coup d'griffes : ce fut son dernier geste, car dans son mouvement il s'écroule au sol, pour êt'e sûr Dhrôl sort de sa cachette et le pique avec sa lame. Mais pour Imladris c'est pas assez et il vide les braseros sur le corps.”

— “Avec prudence on entre dans cette dernière pièce, apparement la piaule du Rajan, il y a plein de truc bizarre, certains répugnants, d'autre moins, on y retrouve aussi les vêtements de Starella au milieu desquels il y a des fioles, sûrement nos mémoires mais pas moyen de savoir à qui est la fiole. S'ensuit une discussion sur notre destination de retour : CYMRIL ou CABAL MAGICUS ? Le hic c'est que Cymril était à six jours de bateau mais que le notre n'est pas fait pour ce genre de croisière, alors que Cabal n'était qu'à onze heures. Et puis on avait de quoi prouver not' bonne foi face aux autorités ! On pourrait ainsi s'mette au clair et puis là-bas y trouveront p'têt un moyen pour nous rendre nos mémoires légitimes... Après tout c'est un nid à magos en tout genres ! C'est des spécialistes comme qui dirait. Donc décision fut prise de retourner là bas. On appelle Yadûl pour qui s'rapproche de façon à faciliter le chargement des affaires, on va aussi explorer l'aut'e grotte où on trouve le p'tit frère de not' bateau. Avec un peu d'temps on s'organise pour tout emporter, même si Dhrôl voulait laisser là un bateau dans l'espoir qu'on se l'approprie en rev'nant plus tard. Finalement on finit par quitter cet îlot puant pour nous en retourner vers la cité des nuages en espérant qu'ils gobent not'e histoire, qui par la Grande épée de Maz est la vérité vraie !”